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 Quand la Belle sauve la Bête

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Jack Stevens

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MessageSujet: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 11:32

- Tu vas parler oui ! Où sont les rebelles ? Et que complotent-ils ? Comment sont-ils organisés ?

Un rire s’échappa des lèvres de Jack. Alors qu’il était solidement attaché à une chaise par des chaînes, il riait à gorge déployée. Ironique, n’est-ce pas ? Etre dans une situation des plus délicates et la seule chose qu’on trouve à faire, c’est rire. D’un côté, en laissant libre court à son hilarité, on relâche la tension.

- Et vous vous imaginez peut-être que je vais gentiment vous le dire ? Et bien soit, approchez et je vous le dirai.

Les trois hommes qui lui faisaient se regardèrent un instant, semblant se demander s’il était sincère ou non. Les idiots ! Mais en attendant, il ne valait mieux pas s’afficher et faire l’innocent. Sinon, c’en était fini de lui. Jack prit volontairement un visage résigné, comme s’il s’était enfin décidé à tout révéler et qu’il craquait.
Et apparemment, cela fonctionna. L’un d’eux s’approcha. Il s’accroupit face à lui et le toisa du regard.

- J’espère pour toi que ça n’est pas une entourloupe… Alors, dis-nous tout !
- Approchez encore… fit Jack en le regardant dans les yeux.

Son ravisseur se rapprocha. D’un geste vif et violent, Jack lui donna un puissant coup de tête sur le front.

- Allez vous faire foutre !

Jack n’avait pas omis d’utiliser sa force de vampire en lui offrant ce magnifique « coup de boule » comme les humains le disent aujourd’hui. Le « malheureux » avait le front ouvert et saignait comme un veau. A tel point qu’il fut pris de vertiges et tomba à la renverse, sans connaissance. Et un point pour le petit Jacky !  Vaincu par ko ! Yeah !
Et un de moins ! Plus que deux à assommer ou éliminer. Mais malheureusement, ça ne serait pas aussi simple. La preuve : à peine son ennemi fut à terre qu’une vive douleur parcouru son corps. Une douleur brûlante qui mettait à feu chaque parcelle de son anatomie. A tel point que Jack ne put retenir un cri. Il n’entendait plus rien et ses yeux étaient embués de larmes sanguinolentes.
Puis, soudain, cela cessa.
Bordel ! ça faisait un mal de chien leur fichu collier de malheur ! Comment des êtres humains peuvent-ils inventer pareille horreur !

- Joue pas à ce petit jeu avec nous, sale bête ! vociféra le bourreau de Jack. Dis-nous ce que tu sais des rebelles !
- D’accord, je vais tout vous avouer… Les rebelles… Les rebelles sont…

Jack marqua une pause, haletant et reprenant un peu souffle. Faut dire que cette saloperie de collier était … baaah… une véritable saloperie.  Il releva légèrement les yeux vers ses agresseurs qui croisaient les bras d’un air agacé.

- Ils sont au fond à droite de mon cul ! Par contre, je vous garanti pas de pouvoir les rejoindre…

Et tout ça sur un ton des plus jovial qui soit ! Sans oublier le sourire de gamin qui va avec !
Vous trouvez Jack fout d’ainsi provoqué ses bourreaux ? Bah si on doit mourir autant le faire dans l’humour et avec panache, non ?
N’empêche… quel idiot il avait été de se faire prendre aussi stupidement par des chasseurs de vampires… Il s’en mordait encore les doigts. Et sûrement encore quand il sera dans l’Autre Monde.
Mais ce n’était pas le moment de penser à ça ! Pour l’instant… il ne fallait surtout pas craquer et faire une autre énorme boulette… Comme révéler la moindre information sur les rebelles, par exemple… Et pour le moment, grâce à son humour surdéveloppé (enfin… façon de parler), il y parvenait. Espérons que cela continuât.
L’un des chasseurs, énervé, voulu à nouveau utiliser le collier mais son compagnon l’en empêcha d’un geste.

- C’est inutile. Il ne dira rien. On a pas arrêté de le torturer et il n’a pas parlé pour autant.
- Alors qu’est-ce qu’on fait ? On le tue ?
- T’es idiot ! Un poisson aussi gros, on ne s’en débarrasse pas comme ça. Pas tant qu’il ne nous aura rien dit.
- Et comment on le fait parler si la torture marche pas ?

Jack écouta leur conversation en haussant un sourcil. Et bien… il avait vraiment affaire à deux crétins. Enfin deux… Trois s’il comptait celui qui avait le crâne fracassé. Mais vu qu’il était hors course, il ne le comprenait pas vraiment dedans.
C’est alors qu’une odeur vint aux narines de Jack. Un parfum doux et symbole de pureté et d’innocence enveloppa l’arrière-boutique du magasin où ils se trouvaient. Quelqu’un était entré à l’insu des deux bêtas qui n’avaient absolument pas la présence d’une intruse. Vu ce parfum, ça ne pouvait qu’être une femme.
Il ne se risqua pas de regarder dans la direction de l’inconnue. On ne sait jamais… Les deux abrutis pourraient la repérer. Et dans ce cas, ça pourrait aller très mal pour l’humaine. Et ce n’était pas ce que cherchait Jack. Il ne doutait pas que cette personne était venue l’aider et ne comptait pas l’en empêcher.


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Swan Lake

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 11:51

Swan était sotie dehors, dans l'espoir de trouver un peu de paix. Elle n'en voulait pas à son père d'être ainsi et elle lui pardonnait ses actes et cris aussi douloureux étaient-ils. Mais ce soir, c'était l'anniversaire de mort de sa mère et pour cette raison, la jeune femme avait eu besoin de prendre le large. D'aller en ville, profiter de la nuit et de la cité illuminée. Elle aimait les lumières qui semblaient veiller inlassablement sur les rues où vivaient les Hommes, inconscients de ce merveilleux halo de lumière qui les entourait. Un fin sourire éclaira son visage si doux et serein. Alors qu'elle marchait, elle revoyait les images qui lui restaient de sa mère et les savourait une à une. Elle aurait pu pleurer mais la douleur était passé depuis longtemps. Elle avait déjà pleurer toutes les larmes de son petit corps. Maintenant il fallait que le souvenir de cette maman attentive et aimante reste gravé dans son coeur et vive à jamais.
Non, ce qui lui faisait le plus mal, c'était de voir son père sombrer dans l'alcool. Il ne s'était jamais remis de la mort de sa femme. C'est ça, qui rendait Swan malheureuse et c'est pour ça qu'elle était là ce soir, parce qu'elle savait que sa présence auprès de son père ne servirait à rien mais bien qu'elle savait cela, elle gardait un poids dans son ventre, un poids douloureux de l'imaginer seul.

Même si elle aimait ce coin de la ville, ce quartier où elle avait grandi, Swan avait envie ce soir de voir autre chose. Elle leva sa main vers la route et un taxi s'arrêta devant elle. Elle y monta et annonça sa destination au chauffeur qui la regardait dans son rétroviseur.

-Chinatown s'il vous plaît.

Le chauffeur parut surpris qu'une fille aussi jeune qu'elle et paraissant si douce puisse aller dans un endroit pareil, mais il ne put faire autrement qu'acquiescer et faire démarrer la voiture.
Alors qu'il roulait calmement, Swan mit sa tête contre la vitre du taxi pour regarder la ville s'étendre à ses côtés. Chinatown... Elle ne savait pas très bien pourquoi ce quartier là. Il y en avait plein d'autre qu'elle ne connaissait pas mais c'était la seule chose à laquelle elle avait pensé sur l'instant comme si à côté, il n'y avait rien, le néant et que ce quartier était le seul à vivre voir exister. Elle ne se l'expliquait pas et ne cherchait par ailleurs même pas à le faire.
Elle savait ce qu'on faisait aux vampires et loups. Les choses affreuses qu'il devait subir. Mais elle qui détestait la souffrance, la torture et la douleur pourquoi là-bas?

Le taxi finit par s'arrêter. Elle paya le chauffeur et descendit du véhicule pour regarder autour d'elle. A présent cela lui revenait. Swan commençait à se souvenir de l'accident de voiture qu'avait eu sa mère. C'était dans ce quartier même. Mais inutile de chercher un fleuriste dans le coin pour déposer des roses sur le sol.
La jeune femme regarda autour d'elle et vit des loups accrochés en laisse, des vampires avec des colliers autour de la gorge. Son coeur se serra. Il se serra avec force. Il battait à présent de douleur et de dégoût. Sans plus attendre, elle détourna ses yeux dont déjà deux larmes coulaient, laissant sur ses joues deux traces brillantes.
Il fallait qu'elle aille sur le lieu où sa mère était morte, qu'elle s'y installe quelques instants. Peut être pas des heures, mais au moins quelques minutes. Il lui semblait qu'elle était morte devant un petit bar de rue appelé « Le Tombeau ». Ironique non? Doucement, la jeune fille essuya ses larmes et se mit à chercher ce fameux bar.

Les minutes passaient et elle continuait à avancer dans ce quartier bourré de monde, de cruauté et de souffrance. Bientôt elle arriva devant ce bar où déjà des jeunes en sortaient, complètement bourrés, se tenant les uns les autres et menaçant de se faire tous chuter sur le goudron.
Elle regardait se barre quand un cri venant de derrière elle attira son attention. Elle se retourna, interloquée mais n'eut devant elle qu'un mur de pierre et une porte blindée. Un frisson parcouru sa colonne vertébrale et alors qu'elle allait faire demi-tour, quelque chose lui imposa de rester. Prise de doute, elle avança d'un pas mais ce cri, un cri d'homme hurlant de douleur lui revint en mémoire et traversa son être. A nouveau son petit coeur se serra et elle fit demi tour pour arriver devant le bâtiment. Discrètement, elle ouvrit la lourde porte.

Devant elle, une salle. A quelques centimètres était couché un homme dont le front était en sang. Elle leva les yeux et vit deux autres humains discuter entre eux. Apparemment ils n'avaient pas remarqué qu'elle était là.
Mais c'est autre chose qui attira son attention. Un homme était accroché à une chaise avec de lourdes chaînes, un collier autour du cou. Un vampire... Elle regarda le bar devant laquelle sa mère était morte quelques années plus tôt puis cet être de la nuit. Le cri qu'il avait poussé résonnait encore dans sa tête.
A présent elle n'avait plus beaucoup de temps. Sans plus attendre, elle prit une poutre qui était à ses pieds et essaya de ne pas faire trop attention au poids de cette dernière. Elle arriva silencieusement derrière les deux hommes, malgré ses talons et la lança sur la tête des deux humains qui tombèrent à terre. Elle prit rapidement les clés que l'un avait à sa ceinture et ouvrit le collier du vampire avant de le libérer de ses chaînes.

Une fraction de seconde, elle s'arrêta devant lui et le regarda. Des cheveux blonds, des yeux sublimes, un corps musclé... Oui, il était beau.

-Allez, partez...

Swan le regarda partir, bien qu'elle ne vit qu'une ombre disparaître soudainement. Elle reprit son souffle mais bientôt put entendre quelqu'un approcher dans un couloir venant en face. Elle sortit rapidement, ferma la porte et s'en éloigna un peu à reculons, sans faire attention à la route sur laquelle elle se trouvait à présent, ni à la voiture qui arrivait sur elle à toute vitesse.


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Jack Stevens

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 12:21


Pour une humaine, l'intruse était plutôt discrète. Mais pour un vampire comme Jack, elle faisait un boucan monstre. Ou pas... Il entendait certes du bruit mais c'était assez léger. Et l'important c'était que les deux idiots qui lui tenaient lieu de bourreaux ne remarque pas que quelqu'un étant entrer à l'improviste.

Il fallait qu'il trouve un truc quand même pour détourner leur attention de sa très probable libératrice. Mais quoi ? Allons Jack ! Fait marcher ton ciboulot ! T'es plus malin que ça, d'ordinaire ! Faut te bouger mon vieux ! T'es un gars très imaginatif quand tu t'y mets, alors fais-toi honneur !
Il farfouilla parmi les nombreuses idées qui lui étaient déjà venue à l'esprit au courant de son éternelle vie, triant et se demandant quelle serait la plus adaptée à la situation. Cette introspection ne dura quelques secondes. Comme quoi, c'était pratique d'avoir un esprit aussi vif que notre Jacky !

Notre vampire fixa ses deux assaillants avec une insistance presque exagérée. Ses yeux les détaillèrent des pieds à la tête. Et en particulier, un certain endroit réputé pour être la fierté des hommes. Mouais... On ne pouvait pas dire que ces crétins avaient vraiment quelque chose entre les jambes... Et ça ne surprenait absolument pas Jack qui fit une petite moue dubitative.  Quoi ? On est bisexuel ou on ne l'est pas...

- Qu'est-ce que tu regardes toi...? répliqua un des gaillards.
- Hmm j'étais en train de me demander comment était ton serpent.

Jack ne put s'empêcher de rire intérieurement en voyant la tête de l’interpellé. Il avait le visage rouge d'embarras et d'une colère qui commençait à monter.

- Attention à ce que tu vas dire, sale sangsue !

Un énorme sourire étira joyeusement les lèvres du prisonnier que Jack était.

- Sans vouloir te vexer mais... J'ai pas l'impression que t'en ai un. C'est une brindille que tu as en fait.
- Espèce d'immonde bâtard ! S'écria l'humilié qui commença à vouloir se précipiter vers Jack pour lui en mettre une.

Mais c'était sans compter son compagnon qui tenta de le calmer. Et une certaine poutre qui vint assommer les deux idiots. Debout, face à Jack, se tenait une ravissante jeune femme au long cheveux blonds et au corps aussi gracieux qu'un cygne. Son innocente pureté frappa notre Rebelle qui eut pendant quelques secondes la bouche entrouverte alors que sa libératrice s'était déjà emparée des clés. A toutes vitesses, elle vint le délivrer et l'incita à fuir une fois que les chaînes furent tombées au sol. Jack n'eut pas besoin qu'on lui dise deux fois.

Une fois libéré, il fila rapidement hors de la pièce pour aller se réfugier sur le toit. Qui était cette file ? En tout cas, il lui devait une fière chandelle ! Il aurait bien aimé avoir le temps de la remercier mais c'était impossible. Il devait filer de ce quartier grouillant de chasseurs de vampires sinon il risquait de se faire à nouveau prendre et le courage de sa sauveuse n'aurait servi à rien.

D'ailleurs... en parlant d'elle, il la vit sortir de l'arrière boutique à reculons. Qu'est-ce qu'elle foutait ?  Une vague de panique monta en lui qui le pied de la demoiselle toucher la chaussée alors qu'une voiture, qui ne l'avait pas encore vue, fonçait droit sur elle. Sans attendre, Jack fonça et attrapa le cygne en la jetant sur son épaule droite pour se précipité sur le trottoir d'en face. Tout ça en utilisant sa vitesse vampirique bien entendu.

Délicatement, il laissa glisser le corps de l'humaine le long de son torse pour la déposer sur le sol, saine et sauve. Rassurant, il lui adressa un sourire.

- on peut dire que c'est notre jour de chance à tous les deux, déclara Jack. Vous n'avez rien, j'espère ?
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Swan Lake

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 12:31

Tout se passa très vite. Swan n'avait pas eu le temps de réagir. Elle avait à peine entendu le klaxon de la voiture qui lui implorait de ne pas rester là au risque de voir arriver le plus grave. Mais ses jambes ne bougeaient pas. Elle était comme figée. Elle avait peur, peur que l'homme qu'elle cherchait à esquiver ouvre la porte et s'en prenne à elle, peur de la voiture qui au même instant fonçait droit sur elle. Une fraction de seconde elle avait eu le sentiment qu'elle allait rejoindre sa mère où que celle ci puisse être. Qu'elle allait rejoindre les anges des cieux si toutefois on le lui permettait. Elle avait des choses à se reprocher et elle en avait une peur bleue. Peur de ne pas être pardonnée, peur d'elle même quand elle jugeait qu'elle avait agi par pur égoïsme. C'est ainsi qu'un court instant elle pensa aussi aux flammes et à la douleur éternelle. Etrange puisque de sa vie elle n'avait jamais été véritablement croyante. Du moins... Certes elle pensait que quelque chose devait exister, que des êtres comme des anges pouvaient veilleur sur eux, comme sa mère le lui avait promis. Pourtant elle n'avait jamais approfondi ses connaissances en ce domaine. Les anges, elle partait à leur rencontre en leur donnant des ailes de glace ou d'argile. Elle les voyait s'envoler dans l'infini de ses mains, comme on libère un oiseau que l'on avait recueilli.

Un ange... L'image d'un ange lui passa à l'esprit et cela aurait pu être sa dernière pensée. Elle vit sa dernière œuvre, un homme, grand, beau, qu'elle imaginait aux cheveux dorés. La jeune artiste avait fait en sorte d'en faire ressortir un visage doté de douceur. Douceur tendre, parfois enfantine. Elle le voyait taquin et pourtant, elle avait aussi réussi à y glisser un côté sévère et protecteur mais toujours doté d'une grande sagesse.
Ses mains avaient permis à la statue de prendre vie et Swan avait voué une certaine forme d'attachement à son œuvre. Puis elle l'avait laisser se libérer du marbre dans lequel elle l'avait plongé, le dotant d'ailes majestueuses d'un goût de liberté.

Sans qu'elle ne s'y attende, elle se sentit porter. Le vent fouetta rapidement son visage puis son corps se figea lorsqu'elle réalisa. Elle était sur l'épaule du vampire qu'elle avait secouru un peu plus tôt. Ses yeux s'écarquillèrent et la jeune femme se sentit glisser tout contre le corps de son sauveur. Elle eu le temps de sentir son odeur et de se l'imprégner dans sa mémoire. Ses mains, sans qu'elle ne l'eut voulu, avaient caresser le bras qui l'avait portait, passant sur chacun de ses muscles, gravant les contours parfaits de ce corps qu'elle avait admiré il y a quelques secondes.
Son petit corps se laissa tomber contre celui du vampire et son regard se posa dans le sien. Son cœur battit la chamade. Elle revit l'ange qu'elle avait sculpté. Ce vampire en possédait la beauté, la grâce, le sourire... Elle le reconnaissait... Son Ange...

Alors qu'elle l'admirait, il lui parla, faisant découvrir sa voix. Aucun son ne put sortir de sa bouche tant elle était émerveillée. Elle avait déjà vu des vampires... Pourtant elle avait l'impression qu'aucun ne lui arrivait à la cheville. De ses yeux doux, elle grava dans sa mémoire le visage de son Ange. Jamais elle ne pourrait l'oublier.
Le conducteur de la voiture lui cria une injure qui la ramena à la réalité. Elle tourna la tête vers le chauffeur qui la blasphéma encore un peu avant de reprendre la route à vive allure. Quelle imprudence. Elle s'en voulut soudainement d'avoir été aussi insouciante.

« Comment vous appelez vous ? »

La réalité avait réussi sa mission. Swan était retourné sur le sol goudronné de China Town après avoir pu un bref instant visiter les cieux.
Elle se remémora alors ce qu'il avait dit à ses bourreaux pour attirer leur attention et s'empourpra.

Ne pense pas au serpent... Ne pense pas à son serpent...

Elle rougit encore un peu plus en fixant le sol, n'osant le regarder. Elle remonta un peu ses yeux et s'aventura sur son pantalon et ce qu'il avait en dessous de la ceinture sans même s'en rendre vraiment compte. Des images dont elle n'avait pas l'habitude s'aventurèrent dans son esprit.
Elle sursauta en voyant où ses yeux étaient posés et se détourna pour regarder les gens d'une terrasse voisine.
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Jack Stevens

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 12:34


Jack observa un instant le jeune fille qu'il avait devant lui. A présent qu'il était plus proche d'elle – largement plus proche – et que la stress de l'action s'était éteint, il pouvait pleinement l'observer. Il n'eut qu'un seul mot pour la qualifier : adorable ! Cette jeune fille était adorable ! Mignonne ! Craquante ! Chou ! Et il en passe des meilleures ! Bref !
Elle était la personnification de l'innocence. Pour un peu il en mordrait ! Elle avait un visage d'ange et pur qui le faisait fondre ! On aurait dit une petite fille un brin naïve sans l'être totalement et vive d'esprit. Et surtout d'une extrême gentillesse. Une gentillesse presque exacerbée qui incluait de tout donner de soi sans jamais rien exiger en retour.  
Jack, s'il s'était écouté, l'aurait prise dans ses bras et cajolée comme une peluche ou une poupée! Il se serait exclamé comme le font les filles quand elles voient un truc mignon ou sont surexcitées. Mais ce n'était pas vraiment le moment ni le lien.

Jack attendit qu'elle lui réponde et lui confirme que tout allait bien, qu'elle ne s'était pas blessée. Mais tout ce qu'elle se contenta de faire fut d'entrouvrir la bouche en l'observant. Tiens donc ! Elle le trouvait beau à se point ? Jack savait qu'il pouvait troubler quelque par sa beauté mais quand même !

Il failli en sourire d'amusement mais le conducteur de la voiture se mit à injurier comme un gros porc la petite fée fragiles ! Jack foudroya du regard le conducteur qui préféra filer bas en poursuivant son chemin. Quel grossier personnage ! On a pas idée de blesser le pauvre oreille d'un ange ! Elle était trop pure pour avoir à entendre ce genre de choses !

« Comment vous appelez vous ? »

Sa voix fut comme une petite musique, un peu comme une berceuse. Bon, c'était pas vraiment ce qu'il s'attendait à entendre. Il lui avait demandé comment elle allait et au lieu de répondre... elle lui demandait son nom ! Bon ! Pourquoi pas ? De toute façon, il ne sentait aucune trace de sang sur elle. Son petit cœur battait normalement. Quoi qu'un peu vite... Mais ça n'avait rien d'anormal.

- Mon nom est Jack. Jack Stevens. Ou Jacky pour les intimes.

C'est alors que Jack captait des pensées... un peu étrange pour une fille aussi pure qu'elle. A propos d'un certain serpent... Ah ! Ce serpent là ! Et il s'agissait du sien en plus ! Jack faillit en éclater de rire ! D'autant plus que la petite fille était particulièrement gêné à l'idée d'avoir ce genre de pensées.

A tout les coups, elle était vierge ! Il n'y avait que les prudes et les vierges qui se sentait gênée à ce genre de choses pourtant tout à fait normal.
Quoi ? Bien sûr que le sexe est tout à fait naturel ! Ce n'était certainement pas deux personnes en particulier qui allaient le contredire... Certainement pas eux !

Jack croisa les bras quand il remarqua que les yeux de la demoiselle étaient braqués sur son entrejambe. Il se mit à se demander comment elle le trouvait. Il espéra que c'était à sa convenance. Ni trop grand ni trop petit.  Pourquoi il se posait ce genre de question maintenant ! Ah Jacky ! Tu mériterais des baffes !
Il ne put empêcher d'avoir un sourire amusé en voyant sa sauveuse rougir en détournant soudainement le regard en réalisant ce qu'elle fixait. Ah !  Qu'est-ce qu'elle était mignonne à rougir ainsi ! A croquer ! Pour un peu il lui aurait pincé les joues. Et c'était trop tentant de la taquiner un peu.

- Si ça peux vous rassurez, mon serpent est très comme il faut.

Et comme si de rien était, notre Rebelle tendit un bras vers elle pour qu'elle puisse y glisser le sien.

- Je vous raccompagne quelque part ?
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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 12:48

La jeune Swan se figea aux dires de son sauveur. Il l'avait entendu penser ! A présent gênée et plus rougissante que jamais elle n'osait plus lever les yeux vers lui et se contentait de regarder la terrasse ou des gens buvaient et mangeaient tout en bavardant. Des personnes infâmes qui se trouvaient bien dans ce quartier et peut être supérieurs ? Oui il devait sûrement y avoir un peu de ça dedans. Pourtant, les pensées de Swan n'avait plus ni queue ni tête. Elles semblaient s'emmêler entre elles sans qu'elle puisse faire quoi que se soit. Pourtant, la gêne qu'elle ressentait était tenace et la couleur de son visage n'avait pas bouger. Elle le sentait bien, ce qui évidemment n'arrangeait pas les choses non plus. Ne trouvant plus de cohérence dans ses pensées la seule chose qu'elle trouva à faire fut de s'incliner devant Jack :

-Je suis vraiment désolée ! Je ne voulais pas je vous assure !

La jeune femme fut tellement gênée qu'on puisse la surprendre ainsi et avec une telle réaction que ses yeux étaient embués de larmes. Elle daigna toutefois ouvrir les yeux et constata que ses yeux étaient rivés sur ce qu'elle cherchait à éviter. Elle se redressa dans un sursaut, se retenant de pousser un léger cri et baissa son regard au niveau du sol, glissant son bras dans celui du vampire ne sachant que faire d'autre. Son contact était rassurant, doux, apaisant. Et... Elle se sentait en sécurité.
Jack... Son nom résonnait agréablement dans son esprit. Un nom qu'elle n'oublierait pas. Elle n'avait jamais connu de Jack. Un petit sourire éclaira son visage qui avait à présent retrouver une couleur normale. Elle fit quelques pas avec lui afin de retourner chez elle quand une idée lui passa par l'esprit. Il y avait au moins une heure de marche pour arriver jusqu'à chez elle. Et si elle continuait à marcher à cette allure, deux heures. Elle voulut lui dire qu'il n'avait pas à s'inquiéter et qu'il devait rentrer chez lui et prendre soin de lui, aucun mot ne sortit de sa bouche. Les frayeurs de ce qu'elle avait vu peu avant, de ces hommes voulant du mal à Jack et de cette voiture qui avait failli la renverser, étaient toujours présentes. Et ce vampire la calmait. Il avait même été un véritable gentleman à changer de sujet et passer outre les pensées qu'elle avait pu avoir. Et puis... Elle ne voulait pas rentrer chez elle... Pas ce soir... Elle ne voulait pas voir dans quel état devait être son père. Même si d'un autre côté, Swan ressentait le besoin d'être à côté de lui et de le rassurer. Mais pouvait elle seulement le consoler ? L'état de son père était critique, sa voix intérieure le lui disait. Mais son cœur continuait d'espérer inlassablement et l'idée que son paternel puisse lui faire du mal ne parvenait pas à prendre raison sur elle. Après tout... Elle aussi avait toujours mal de la disparition prématurée de sa mère. Peut être devait elle aller chez Mathilda. Non, elle ne devait pas la déranger pour ça. Il fallait qu'elle soit forte pour son père et lui, que son égoïsme reste de côté. Elle n'avait pas le droit de l'abandonner.

-Est-ce que cela vous va si on prend un taxi ?

La jeune femme conduisit le vampire vers un arrêt mais à cette heure, les taxis se faisaient rares et ces derniers n'aimaient pas trop s'aventurer dans ce quartier, par peur de se voir abîmer les voitures ou de revenir avec un vampire ou un loup « sauvage » sur la banquette arrière, comme ils le disaient. L'idée qu'on puisse traiter ces êtres ainsi la rendait malade et sans s'en rendre compte, elle serra un peu plus fort le bras de Jack et se rapprocha de son corps. Elle savait que les rebelles existaient et elle se disait souvent que si elle pouvait leur apporter de l'aide d'une quelconque façon, elle ferait. Un homme qui avait deux loups en laisse observa soigneusement Jack. Swan le remarqua et incendia l'homme du regard. Il ne toucherait pas à son ami, hors de question.

-Qu'est-ce que vous regardez !

L'homme parut surpris qu'une jeune femme comme elle puisse employer un ton pareil et que son visage si doux et innocent puisse se transformer ainsi. Il n'insista pas et se détourna. Il avait certainement raison. Swan venait de réaliser une chose qu'elle ne faisait qu'une fois par an. Et encore, c'était bien grâce à Mathilda qu'elle pouvait le faire.
La jeune femme regarda l'homme partir et retrouva tout son calme et sa douceur. On ne toucherait pas à Jack.
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Jack Stevens

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 13:05


La réaction de la jeune fille fut presque excessive. Tout un flot de pensées incompréhensibles sans le moindre sens tourbillonnait dans la tête du petit cygne. Même s'il l'avait voulu, Jack aurait été incapable de s'empêcher de lire les pensées de sa sauveuse. Elles étaient si fortes en cet instant qu'il ne pouvait faire autrement.

Elle s'inclina sous le coup de l'embarras. Jack eut un léger mouvement de recul. C'était la première fois qu'on s'inclinait devant lui ainsi. Lui un simple paysan de l'Angleterre du dix-septième siècle ! D'ordinaire c'était lui qui s'inclinait. Cela lui faisait si étrange de se retrouver à la place d'un noble. Est-ce qu'ils ressentaient cette étrange gêne ? Non probablement pas... Ils devaient certainement se sentir plus grand et leur fierté exacerbée devait sans aucun doute être gonflée à bloc !
Jack observa la jeune femme, attendant qu'elle se redresse et espérant qu'elle ne tarde pas à le faire. Il ne fit même pas attention aux excuses qu'elle bredouillait ni même à ce qu'elle pouvait penser.

- Ce n'est rien, ne vous en faites pas, se contenta-t-il de dire.

Enfin elle redressa le buste. Sauf qu'elle le fit comme un ressort. Jack secoua légèrement la tête avec un petit sourire, ayant à nouveau fait attention à ses pensées. Qu'est-ce qu'elle était adorable quand était ainsi gênée ! Il avait une grosse envi de la bichonner et de la chouchouter mais ça n'aurait pas été raisonnable. La pauvre aurait eu une attaque !

Elle glissa un bras dans le sien en gardant la tête baissée. A la voir ainsi, on aurait dit qu'à ses yeux le sol était la plus belle chose qui puisse exister. Sans était-ce le cas mais Jack ne chercha pas plus à lire ses pensées. Il avait suffisamment violé l'intimité de son être. Il marcha avec elle et observait un peu ce qui l'entourait. Non seulement pour être certain qu'il n'était pas suivi mais également pour se faire  un peu une idée de la configuration des lieu. Ça pouvait toujours servir pour les Rebelles.

Chinatown était le repère des chasseurs et de tout ceux qui capturaient les vampires et les loups. Il pouvait même voir un bâtiment dans lequel se trouvait une arène. Ces fameuse arène dans lesquelles les vampires et les loups s'affrontaient férocement pour épater la galerie... Ridicule... ! Il fallait absolument que tout ceci change ! Que cette antre des enfers disparaisse et que les créatures de la nuit et comme du jour retrouvent leur liberté. Le mieux serait que les humains et les êtres surnaturels coexistent en paix entre eux. Malheureusement, Jack doutait que ça arrive. Du moins pas assez tôt pour empêcher que tous les vampires et loups disparaissent ou soient entièrement réduits en esclavage.

-Est-ce que cela vous va si on prend un taxi ?

La voix de sa compagne du moment le tira de ses pensées. Un peu hébété, il n'enregistra pas ce qu'elle venait de lui dire. Du moins pas tout de suite.

- Quoi ? Ah ! Et bien... Oui, ça me va. Il n'y a aucun soucis.

Il la suivit jusqu'à un arrêt puis ils attendirent, assis sur le petit banc métallique. La jeune femme se colla un peu contre lui. Jack eut un petit sourire à cette constatation. C'était amusant qu'une femme aux allures de petite fille cherche refuge auprès d'un vampire. C'était comme si le chaperon rouge s'éprenait du grand méchant loup en tout état de cause. Et le grand méchant loup était en train de succomber au charme du chaperon.
En fait... ça ressemblait plus à la belle et la bête, tout compte fait. Sauf que la bête n'avait rien d'un prince charmant...

D'ailleurs, il n'avait pas encore demandé son nom, à la belle. Il fallait qu'il y remédie. Malheureusement, il fut coupé par une soudaine saute d'humeur de sa sauveuse. Jack la regarda un instant, surpris par cette soudaine colère et se demandant quelle pouvait en être la cause. Mais la réponse lui sauta vite aux yeux.  
Un peu plus loin, Jack vit un humain accompagné de deux loups esclaves. Les chaînes que tenait en main l'homme en disait long. Jack le vit marcher un peu plus vite après que sa compagne eut hausser le ton.

- Et bien ! Quelle autorité ! Fit gentiment le vampire. Vous feriez peur au plus vilain des vampires !

Il lui adressa un sourire. Et ce sourire s'élargit quand il repensa à une certaine personne : Nicolas de Merville ! Il se demandait bien ce que faisait en cet instant son idiot d'Infant ! Oh bien sûr ! Il savait parfaitement qu'il jouait au Rock Star au ris que de se faire prendre ! Mais il s'interrogeait surtout sur ce qu'il devenait réellement, ce qu'il avait fait pendant un siècle. Il ne doutait pas que Roxane l'avait quitté, tout comme lui-même l'avait fait. Sinon, pourquoi écrirait-il toutes ces chansons qui parlent énormément d'amour blessé ?

- Au fait, quel est votre nom ?
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Swan Lake

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 13:07

Il faisait plutôt froid ce soir là. Régnait aussi sur les lieux une étrange atmosphère. Le brouillard s'était levé rapidement et donnait à China Town un air plus sinistre que d'habitude. Les bars se remplissaient, les cris se multipliaient et les échanges se faisaient avec ou sans négociations préalables.
Afin de se rassurer un peu plus, Swan se blottit contre Jack, attendant de voir arriver un taxi. Elle ne savait pas trop comment allait se passer le reste de la soirée en compagnie de son père. Sûrement ce dernier avait bu bien plus que d'habitude. Sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte encore, a présence du vampire semblait l'apaiser au plus haut point. Comme si en sa présence elle ne ressentait plus la peur ou la tristesse. Il n' avait plus de peine, elle le savait à côté d'elle. Est-ce que sa mère y avait été pour quelque chose ? Swan ne s'était jamais vraiment posé la question de la présence des esprits aux côtés des vivants. Mais si les vampires et les lycans existaient, il devait bien y avoir une place pour eux non ? Alors, dans ce cas, peut être que oui, l'esprit si doux de sa mère et si protecteur avait peut être arrangé cette rencontre. Après tout n'avait elle pas imaginé dans son esprit cet homme, n'avait elle pas sculpté son visage et son corps ? Peut être qu'une belle amitié pourrait ressortir de cette rencontre ! Plus ? Swan se sentait gêné rien qu'à l'idée de se l'imaginer. Elle avait peur d'être trop humaine, trop fragile pour un être aussi sensuel qu'un vampire. Elle avait peur de ne pas être à la hauteur, s'en se rendre compte qu'elle surpassait de beaucoup certaines personnes. Si elle croyait aux esprits et aux anges, elle ne pensait pas à un amour possible entre elle et un vampire.

-Eh bien ! Quelle autorité ! Vous feriez peur au plus vilain des vampires !

Swan se raidit un peu en rougissant. Non elle n'était pas si brave. Elle avait agi parce qu'à côté de lui elle s'en sentait capable. Avec lui elle devenait courageuse et s'affirmait. C'était plutôt étrange comme sensation pour elle, qui avait toujours été discrète et réservée. Mais elle ne pouvait s'empêcher de revoir son ami enchaîné et torturé.
Pour simple réponse à sa réplique, notre petite Swan posa sa tête sur l'épaule du vampire. Elle ne voulait surtout pas paraître méchante ! Si ça se trouve, elle venait de lui faire mauvaise impression, et leur amitié serait alors détruite ! C'était horrible !!

-Au fait, quel est votre nom ?

Swan fit un soudain silence dans son esprit. Il ne l'a trouvait donc pas méchante ! Un sourire s'afficha sur son visage. Elle était à présent rassuré.

-C'est un nom un peu... Enfin...

Elle se souvenait de la réaction qu'avait en général les autres quand elle leur donnait son nom. Il trouvait ça poussé, drôle mais jamais véritablement beau. C'était un nom emprunté après tout, pas un nom un vrai au sens de ce que l'on pouvait entendre. C'est sa mère qui avait choisi de la nommer ainsi, elle voulait que sa fille porte un nom gracieux et doux, chantant. Et elle lui avait donné Swan pour prénom. Swan Lake... Lac des cygnes. Plutôt étrange mais plutôt beau quand même non ? Du moins c'était son avis, et ce qu'elle s'était toujours dit.

-Swan, Swan Lake.

La jeune femme plongea son regard dans le sien, ses yeux bleus si clairs et si doux. Elle voulait lui communiquer toute la tendresse qu'elle ressentait pour lui, cette envie de prendre soin de lui, et de lui permettre d'oublier tous ses plus mauvais souvenirs, l'emmener loin d'ici, dans la paix et le calme. Elle voulait l'aimer, de toutes les manières que l'on puisse aimer quelqu'un, faire en sorte que ce cœur batte pour la première fois depuis peut être plusieurs siècles. L'aimer simplement, avec douceur et bonheur.
Elle aurait voulu lui dire quelque chose, lui parler, mais rien ne sortait de ses lèvres. Seul son regard lui communiquait tout ce qu'elle ressentait.
Un klaxon la sortit de ses pensées et elle se redressa des bras dans lesquels elle était blottie tel un petit chaton. La fenêtre du véhicule s'ouvrit et demanda si on voulait bien monter dans la voiture.

Swan se leva et entra dans le véhicule, laissant la porte ouverte afin que Jack puisse s'installer. Une fois qu'il fut près d'elle, elle donna son adresse au chauffeur qui se contenta de hocher la tête et de démarrer, les éloignant de cet endroit maudit et infâme. Avec un petit sourire, la jeune femme regardait par la fenêtre, la tête contre cette dernière. Son cœur, intérieurement, remerciait sa mère pour cette nuit. Après plusieurs minutes de silence, la voiture s'arrêta. Ils étaient arriver. La jeune femme paya le conducteur et sortit. Sa maison semblait convivial de l'extérieur. Pourtant une étrange aura s'en dégageait. Quelque chose... De mauvais. Et pas plus d'un quinzaine de secondes après, un homme, avec un simple débardeur et un pantalon bien trop large, malgré le ventre qui sortait, venait insulter de manière incompréhensible notre petite Swan puis une bouteille vola vers elle, bien que loin d'être bien visée. Le verre s'éclata au sol, à moins de cinq mètres de la jeune femme qui ne bougea pas et se contenta de monter les marches et de mener son père grandement déstabilisé à l'intérieur, bien que celui-ci semblait avoir la main tremblante et une grande envie de gifler sa fille. Elle se tourna vers Jack et lui fit un signe de tête, pour le remercier de l'avoir accompagné, ne sachant ce qui allait se produire à partir de maintenant entre eux.
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Jack Stevens

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 13:08


Jack attendit patiemment qu'elle lui donne son nom. Apparemment, elle hésitait un peu. Le vampire ne voyait pas vraiment pourquoi. Une fille aussi adorable et douce ne pouvait qu'avoir un nom des plus magnifiques. Etait-il aussi original que ça ? Jack ava it hâte de le découvrir. Néanmoins, il ne pressa pas le petit cygne fragile et patienta, lui laissant le temps de se lancer ou pas.

"C'est un nom un peu... Enfin..."

Jack ne prononça pas un mot, lui adressant un sourire rassurant. Il se fichait royalement que son nom puisse paraître étrange, il ne doutait pas un instant qui lui allait comme un gant. Il n'y avait aucune chance qu'il se moquât d'elle. Sans compter qu'il n'avait jamais rit du nom de qui que ce soit. Il trouvait ça stupide et franchement cruel. Surtout que la personne n'avait pas eu la possibilité de choisir.

"Swan, Swan Lake."

Tiens ! Voilà un nom peu ordinaire ! En même temps, il n'était pas surpris. Comment aurait-il pu en être autrement ? Une jeune fille aussi douce et fragile ne pouvait qu'avoir un nom à son image.

- Un très beau nom, déclara-t-il avec un sourire. Et très original. Il vous va à ravir. Vous êtes la princesse du ballet de Tchaïkovski ?

La dernière remarque, même si elle était dite sur le ton de la plaisanterie, n'avait aucune connotation moqueuse. Au contraire. Elle avait tout d'un compliment. Swan avait tout d'une petite princesse fragile qu'il faut protéger au risque qu'elle se brise. Et pourtant, cette jeune femme tait très forte intérieurement. Il ne fallait pas se laisser abuser par son apparence de porcelaine. Le cygne savait se défendre malgré tout et avait sa propre force. Ne le lui avait-elle pas démontrer quelques instants avant quand le passant avec les deux loups enchaînés les avait dévisagé ?
Swan Lake... C'était vraiment un nom magnifique. En plus Le Lac des Cygne était son ballet favoris ! Une histoire triste et poignante qui rendait hommage à la force de l'amour. Et Jack ne doutait pas un instant que ce petit cygne égaré en avait à revendre. Celui qui gagnerait son cœur aurait bien de la chance. D'ailleurs, un homme – ou même une femme – avait-il déjà été élu ?  Sûrement. Un être aussi lumineux que Swan ne pouvait qu'avoir un ou une chérie.

A cette pensée, le vampire ressentit un petit pincement au cœur. Un pincement qui s'intensifia lorsque Swan plongea son regard dans le sien. Il se sentait emporter par ses yeux bleus. Une étrange sensation de sérénité l'envahit. Une sensation qu'il n'avait encore jamais ressenti. Il se sentait en paix avec lui-même. Comme si un lourd fardeau lui avait été retiré de son cœur et de ses épaules.
Un flot d'émotions le submergea. La grande tendresse qu'il voyait dans le regard de sa sauveuse le touchait. En même temps, il avait l'impression d'être emporter par un courant contre lequel il ne pouvait lutter. Son cœur battit plus vite, se cognant presque douloureusement contre ses côtes. Sa respiration en devint donc plus rapide. Malgré ses effort pour se calmer un minimum, rien y fit.
Il fondait littéralement devant cette expression tendre et vive à la fois. Il résista de peu à lui caresser le visage ou la prendre dans ses bras pour la cajoler comme une peluche. Au lieu de ça, il restait scotcher à ses iris.

Jamais encore il n'avait été amoureux. Durant sa vie de mortel, il avait été trop préoccupé par sa famille pour y songer. Et en tant que vampire... les femmes vampires qu'il avait connues étaient toutes imbues de leur personne. Bien sûr ! Il y avait des exceptions mais aucune n'avait su vraiment le faire fondre comme Swan le faisait. Quant aux hommes... Ceux qu'il aurait pu aimer assumaient mal leur homosexualité ou leur bisexualité. Il ne pouvait leur reprocher, au fond. Il en avait bavé également et ne s'amusait pas à le crier sur tout les toits. Même si actuellement, les choses s'était améliorées, ça restait encore difficile d'aimer une personne du même sexe. Et au dix-septième siècle, c'était pire.
Il se demanda comment réagirait Swan si elle apprenait son attirance autant pour les femmes que pour les hommes. Intérieurement il sourit. Nul doute qu'elle l'accepterait. Elle ne le jugerai pas. Peut-être même cela lui était-il égale. Très probablement.
Une nouvelle raison d'aimer ce cygne fragile ! Car c'était bien de l'amour qu'il ressentait, n'est-ce pas ? Comme il avait failli tomber amoureux de Nicolas, son propre Infant. S'il n'avait pas été aussi casse-pied ! Et surtout s'il n'avait pas été amoureux de sa Roxane. Oh ! Il ne ressentait aucune peine à ce sujet. L'amour qu'il ressentait pour Nicolas, ainsi que Roxane, était celui d'un Sire pour son Infant. Tout simplement.

Soudain, un klaxon le sortit de sa rêverie. Le taxi venait d'arriver. Tous deux se levèrent et entrèrent dans le véhicule. Aucun ne parla. Jack fit mine de regarder à l'extérieur mais en vérité, il contemplait la jeune humaine à ses côtés qui contemplait le paysage, perdue dans ses pensées. Il ne put s'empêcher de se dire à quel point elle était belle. Ses longs cheveux dorés tombaient gracieusement en cascade dans son dos. Jack aurait aimé les toucher pour en constater la douceur. Cependant, il se retint. De peur de paraît déplacé ou de lui faire peur.

Ils arrivèrent enfin. Le trajet ne fut pas très long en vérité et lorsqu'ils sortir de la voiture, ils étaient face à une maison à l'apparence coquette. Néanmoins, le vampire put sentir la mauvaise aura qui l'entourait. A peine eut-il fait cette constatation qu'un homme à l'air pitoyable et grotesque sortit de la demeure. Il insulta vivement Swan avant de balancer une bouteille d'alcool vers elle. Fort heureusement, elle manqua sa cible et se brisa sur le sol, à ses pieds.
Sur le moment, Jack fut trop interloqué pour réagir. Il n'était même pas certain de ce qui venait de se passer.  Mais il dût vite se rendre à l'évidence, il ne s'agissait pas d'une illusion. S'il avait été un chat, il aurait craché avec fureur. Une haine viscérale envers cet homme naquit en lui. Comment pouvait-il ainsi traiter Swan ? Il serra les poings et les dents, foudroyant l'homme du regard.
Il s'apprêtait à lui mettre les points sur les I quand il fut coupé dans son éln en voyant Swan s'approcher de l'individu et lui faire monter les marches du perron. Jack resta sans bouger, interloqué. Néanmoins, il comprit vit qui était ce goujat pour elle. Son propre père ! Il en fut choqué.
Comment un père pouvait-il se comporter ainsi envers sa fille ? Cet homme était dangereux. A coup sûr, il s'en prendrait à Swan sans même s'en rendre compte, trop abusé par l'alcool. Et ça ! Jack ne le permettrait pas !
Alors qu'elle le remerciait du regard, il s'avança vivement et attrapa violemment le père de Swan par le bras. Sourd aux protestations de cette loque ambulante, il le fit entrer dans la maison sous les yeux interloqués de la jeune femme.
Puis il se tourna vers elle, le regard furieux.

- Où se trouve sa chambre ? Demanda-t-il.

Sans doute son ton fut plus dur qu'il ne l'aurait voulu mais il était trop en colère pour s'en soucier. Tenant toujours fermement le bras du père qui tentait de lui échapper vainement, il attendit la réponse de Swan.
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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 13:10

Swan regardait le vampire dans les yeux, toujours aussi douce, le remerciant du regard. Que se passerait il ensuite ? Elle n'en savait rien. Le reverrait-elle ? Elle l'espérait ardemment. Pourraient-ils mieux se connaître ? Elle en brûlait d'envie. Sa seule pensée en ce moment même, était le bonheur de Jack. Elle voulait le voir sourire, le voir heureux, reposé de toutes ces longues années, de tous ses siècles et de tous les maux qu'il avait du rencontrer. Elle voulait être dans ses bras. D'ailleurs, comme on devait y être bien ! Il semblait si fort et si courageux... Oui en cet instant, elle aurait aimé s'y trouvé. Etre loin de son père et de l'alcool qui ne cessait d'emplir la maison d'une odeur épouvantable. Il semblait que cette affreuse boisson les scrutait de jour en jour. Swan avait l'impression de voir son père s'éloigner de la vie pour rejoindre la bouteille. Elle avait l'impression d'entendre le rhum et le whisky rigoler et se moquer d'elle, la lorgner en lui volant le peu d'esprit qu'il restait à son père et qu'elle voulait sauver à tout prix.

De tout son cœur la jeune femme espérait que sa mère, de là où elle était lui pardonnerait cet échec qu'elle voyait devenir inévitable, s'il ne l'était pas déjà. Elle passait outre les quelques coups qu'elle avait déjà pu recevoir de son père, ne lui en tenant pas rigueur. Comment aurait-elle pu ? Il n'était pas lui même dans ces instants là et elle savait que quand il était lucide, car cela arrivait en de rares moments, il s'en voulait de sa propre faiblesse et de ne pas pouvoir prendre soin de sa fille comme un véritable père. Pour lui elle avait abandonné son école d'art afin de trouver un travail qui lui permettait de subvenir à leur besoin et de couvrir leurs dettes.
Elle avait laissé de côté sa passion et sa vie pour cet homme qu'elle espérait voir surgir du néant où il s'était engouffré, réapparaître plein de lumière et de larmes. Combien elle aurait aimé pleuré avec lui la mort de sa mère afin qu'ils s'entraident mutuellement. Durant le peu de temps qu'elle s'accordait entre le travail, le ménage, l'administration et la santé de son père, Swan dessinait ses espoirs, et accrochait ses œuvres au mur de sa chambre, afin de ne pas oublier qui elle était et pourquoi elle était là, car elle s'était fait une mission de prendre soin de son père le temps qu'il faudrait.

Alors qu'elle regardait toujours Jack, ce dernier s'avança vivement pour prendre avec une certaine violence le bras de son père. Malgré les protestations de ce dernier, il le fit entrer dans la maison ? Swan, trop interloquée par ce qu'elle voyait ne pu réagir tout de suite. Elle avait vu son ange si beau et si doux, la regarder avec tant de tendresse et même peut être un désir auquel son propre cœur répondait. Voilà que ce même ange lui lança un regard furieux.
La jeune femme ferma la porte afin que les voisins ne soient pas trop ennuyés. Ils en avaient déjà assez avec les cris de son père. Les yeux de Jack et la lueur qu'ils envoyaient la firent sursauter.

Où se trouve sa chambre ? Demanda-t-il.

Pourquoi ? Pourquoi voulait-il le savoir ? Allait il faire du mal à son père ? Allait il le tuer ? Le blesser ? Non... Non c'était impossible. Elle ignorait comment mais elle savait que même s'il était capable de la protéger à ce prix, il ne le ferait pas. Elle avait confiance en lui, même en ce moment.

En haut de l'escalier, la première porte sur la droite.

Mais avant qu'elle ne termine sa phrase, avant que Jack puisse emporter son père, Swan passa devant lui afin de le guider. Inutile de pousser plus loin la violence. La jeune femme ouvrit la porte de la chambre doucement et du se heurter au visage de son père.

-Voilà que tu es une traînée maintenant ! Pourquoi n'es tu pas morte à sa place ?!

Elle ne releva pas, ayant l'habitude. Si la première fois qu'elle avait entendu ça le choc fut plus que violent, aujourd'hui elle était habituée.
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Jack Stevens

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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 13:13


Jack ne fit pas attention à la surprise pourtant évidente de Swan par rapport à sa soudaine agressivité. Il était trop en colère pour se soucier de quoi que ce soit, hormis l'objet de sa rage : à savoir cet ivrogne baveux, débraillé et violent qui faisait office de père pour Swan. Jack ne supportait pas les alcooliques. Depuis toujours. Ils lui faisaient douloureusement penser à son petit-frère qui avait lui aussi été prisonnier de cette boisson du mal. Il ne pouvait s'empêcher de revoir Andrew avec une bouteille à la main, chancelant et ivre. Cela lui était intolérable et il ne pouvait s'empêcher de leur donner un coup de pied aux fesses pour les secouer. Ce n'était pas forcément la solution mais il espérait leur faire comprendre le mal qu'ils se faisaient à eux-même ainsi qu'à leur proche.

Swan lui indiqua la chambre du bougre. Mais avant qu'il puisse faire un seul pas dans la direction indiquée, la jeune fille s'était déjà avancé pour lui ouvrir la marche et le conduire jusque devant la pièce, à l'étage. Soufflé par cette attitude plutôt confiante qui montrait clairement qu'il était inutile de plus  de violence, Jack se calma et suivit sagement celle qui l'avait libéré. Il était sidéré ! Jamais quiconque de lui avait tenu tête. En tout cas... pas de cette façon. C'était tellement doux et subtil qu'on avait pas la sensation d'une opposition. Pourtant c'était le cas.
Alors qu'il montait l'escalier derrière Swan, il ne la lâchait pas du regard. Elle l'intriguait. Non seulement elle était jolie mais en plus elle avait du caractère. Malgré sa douceur naturelle, cette innocence tout à fait palpable, la demoiselle n'était pas du genre à se laisser faire. Et ça lui plaisait. Oh oui, ça lui plaisait ! Il ne put s'empêcher de sourire à cette pensée. Il l'avait la désagréable impression de ressembler à son Nicolas quand il est en compagnie de Roxane. L'image plus que cocasse, il dût faire un effort pour ne pas éclater de rire.

Un mouvement de l’alcoolo le fit sortir de sa rêverie. Il resserra son étreinte sur le bras de l'homme et le força à les suivre. Pour l'instant, Jack s'était quelque peu calmer grâce à l'attitude de la jeune Swan. Cependant, il ne fallait pas pousser mémé dans les orties ! (Jack pouvait pas s'empêcher d'adorer, d'admirer et d’aduler cette expression!)  Et le père de Swan alla trop loin quand tous les trois se tinrent devant l'entrée de la chambre.
Avait-il bien entendu ? Ce malotru avait-il bien traité ce petit cygne de traînée ? Jack ne pouvait laisser passer ça ! Oh non ! C'était au dessus de ses forces ! D'une main forte, il frappa le criminel sur la joue l'envoyant au sol à quelque mètre de lui. L'homme se cogna la tête contre le pied du lit, à l'intérieur de la pièce, et se retrouva assommer.

Jack avait volontairement maîtrisé sa force, dans quel cas cet idiot se serait retrouver mort. Pas la moindre égratignure ne se trouvait sur le crâne de l'ivrogne Sa colère retrouvée, Jack pénétra dans la pièce pour choper le dormeur par les cheveux et le jeter sans ménagement sur le lit. En cet instant, pas même le cygne derrière lui, qui devait le regarder avec un brin d'horreur et de consternation, n'aurait pu le calmer. Sans la moindre douceur, il dévêtit l'humain  pour ensuite lui enfiler un pyjama qui avait été soigneusement pliés sur une chaise. Sans doute une attention de Swan. Enfin, il jeta la couverture sur lui et sortit de la chambre en claquant violemment la porte derrière lui.

Le vampire fit face à la jeune fille atterrée et sans doute quelque peu chamboulé par son brusque changement d'attitude. Conscient de lui avoir fait peur, il se força à se radoucir. Et étrangement... il y parvint. Sans doute était-ce dû au fait qu'il ne souhaitait pas que le doux cygne qui lui faisait face ne le voit sous un mauvais jour. Et bien... mon petit Jacky... c'est réussi ! Tu as fait exactement le contraire !
Voulant se racheter aux yeux de la demoiselle, il se risqua à sourire doucement.

- ça vous dit un cinéma ?

Quelle brillante idée, Jack ! Et quelle belle façon de changer de sujet pour fuir ce qu'il venait de faire ! Des fois, il se trouvait vraiment idiot... Même si en soit, il n'avait rien fait de grave – le père de Swan n'avait aucunement été blessé mais simplement rendu plus docile – il y était allé un peu fort malgré tout.
Jack fixa le petit cygne, se demandant si elle accepterait ou non son invitation. Car malgré tout... il avait quand même envie de voir un film en sa compagnie.
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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Lun 20 Fév - 13:17


La réaction de Jack aurait sans aucun doute du surprendre notre jeune Swan mais ce ne fut pas le cas. Elle avait perçu, déjà bien avant, sa réaction lorsque son père avait jeté sa bouteille à ses pieds délicats. Elle avait pu constater sa colère, qui ne s'était calmée que lorsqu'elle avait décidé de prendre le dessus et de passer devant lui afin d'éviter un accident, même si à l'évidence, le vampire maîtrisait sa force et semblait savoir ce qu'elle faisait. Jamais encore elle n'avait pu approcher un vampire d'aussi près. Elle ne connaissait pratiquement rien d'eux si ce n'est qu'ils brûlaient au soleil et qu'ils buvaient du sang. Le strict minimum en soit.
Même si son père dépassait les bornes, pour la jeune femme, il n'était pas entièrement responsable. Il vivait sous une douleur qu'elle ne connaissait que trop bien et qui avait presque eu raison d'elle. Et jamais elle ne s'était imaginer survivre à la mort de sa mère comme elle le faisait depuis un an. Au moment où elle avait appris la nouvelle, Swan avait pensé que sa vie s'arrêterait. Qu'elle ne vivrait plus, que jamais plus, elle n'arriverait à sourire, ou même à aimer. Mais sa mère devait veiller sur elle, de cela elle en était certaine. Oui, sa mère devait veiller et lui donner cette force qui lui permettait d'avancer, de se dépasser et de sortir enfin de son cocon. En un sens, elle avait appris vivre et était certaine que celle qui lui avait donné la vie ferait tout de là haut pour lui apprendre l'Amour, la Famille. Elle le sentait au plus profond d'elle même bien qu'elle n'en est jamais parlé à personne. Après tout, qui cela pouvait bien intéresser ?

Swan ne fut donc pas choqué de voir comment Jack traîna son père même si sur le moment, ses yeux s'écarquillèrent. Son père pouvait être blessé quand même, cette peur, elle ne pouvait l'enlever. Et elle était toute naturelle. Mais elle ne put rien faire si ce n'est regardé. Jack assomma son père avant de le déshabiller et de lui enfiler le pyjama qu'elle avait soigneusement préparé, comme tous les soirs. C'est elle qui s'occupait de la maison et tentait malgré l'état de son paternel, de lui rendre la vie la plus agréable possible, ce qui fut d'autant plus dur quand ce dernier rentra à la maison en lui annonçant qu'il avait été viré, son patron ayant remarqué ce début d'alcoolisme.
Oui, elle vit que son Ange préparait son père et que malgré tout, il faisait attention à lui. C'est là qu'elle comprit. Jack avait énormément souffert de quelque chose, quelque chose qui lui rendait probablement le cœur lourd encore aujourd'hui. Et en vue de sa réaction si poussée, quelqu'un qui lui était proche avait dû, lui aussi, sombrer dans l'alcool sous ses yeux impuissants malgré les tentatives. Et Jack n'avait probablement pas réussi à faire ce qu'il espérait.

Le cœur de Swan se serra avec force dans sa poitrine. Jack souffrait, elle en était certaine, il devait avoir de nombreuses blessures et la seule chose qu'elle désirait était de les refermer et d'y déposer les baisers les plus tendres dont elle était capable dessus. Quelque chose de lourd devait peser sur ses épaules. Cet homme n'avait du connaître aucun répit. Ni dans le passé ni maintenant. Son chemin avait du être d'une telle douleur et il réussissait encore à sourire, à être gentil. A nouveau le cœur de Swan se serra. Elle l'admirait, elle l'admirait avec son respect le plus profond. Et oui... Sans aucun autre doute, elle l'aimait... Elle l'aimait d'un amour pur et fort, quelque chose qu'elle n'avait encore jamais éprouvé. C'est pour cette raison, qu'elle ne réagit pas à sa question, ne l'entendant même pas, réalisant à peine qu'il était revenu devant elle. La jeune femme se laissait emporter par ce tout nouveau sentiment qui était aussi si soudain. Cet Amour sans limite, fort et puissant, cet Amour qu'elle était en mesure de lui offrir. Et Jack pouvait le lire dans ses yeux. A sa portée se tenait quelque chose qu'il n'avait encore jamais du connaître avec une telle force. C'était un lien unique qu'elle lui permettait d'avoir, un lien incassable, solide et loyale, mais aussi un lien d'une beauté éclatante et d'une pureté à toute épreuve. C'était le véritable Amour qu'elle lui offrait. Celui digne des plus grands romans, des plus belles histoires si ce n'est plus fort encore.

-Un... Un cinéma ? Oui... Parfait...
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MessageSujet: Re: Quand la Belle sauve la Bête   Mer 25 Oct - 15:36

-Un... Un cinéma ? Oui... Parfait...

Jack eut un sourire radieux à ces mots qui sortaient de la jolie bouche de Swan. Il avait l'impression d'être un gosse devant le sapin au matin de Noël. La réponse du petit cygne était comme un cadeau offert avec tout l'amour qu'une personne puisse donner.

Le vampire ne savait comment se l'expliquer mais la jeune femme lui faisait battre le cœur, pourtant mort depuis 350 à 400 ans. Il avait la sensation de revivre en sa présence tandis que ses peines devenaient plus supportables. Les sentiments qu'il éprouvait pour elle lui paraissaient si insensés qu'il se demandait s'il ne devenait pas un peu fou. Un besoin incommensurable de la protéger le prit au tripes. Il les sentait se nouer à la seule idée qu'on puisse faire du mal à cette humaine si innocente, si fragile et pourtant si forte. Si quelqu'un venait à lui faire du mal, il le tuerait.

Le vampire chassa cette image de son esprit et revint à un état plus calme pour se concentrer sur l'instant présent. Jack, toujours souriant, tendit son bras vers elle d'un geste théâtral.

-Dans ce cas, allons-y, dit-il.

Quand Swan glissa son propre bras autour de celui du vampire, Jack l'emmena à l'extérieur. Sauf qu'une fois sur le seuil de la maison, il s'arrêta, en proie à une interrogation qui le tracassa.

- Je connais bien un cinéma, pas loin, mais... est-ce que tu préfères qu'on se rende en voiture... ou en volant ?
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